Caf de l'Ardèche

Rapport d'activité 2020
de la Caf de l'Ardèche

La Caf de l’Ardèche acteur de son territoire

La Caf acteur du département
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La Mission

Acteur majeur de la poli­tique fami­liale et de la cohé­sion sociale, univer­selle et soli­daire, la Caisse d’allocations fami­liales promeut les valeurs de la sécu­rité sociale avec la volonté d’apporter une aide à toutes les familles, dans leur diversité.

Ainsi, son action sociale s’adresse à toutes les familles. L’universalité, c’est d’abord et avant tout cette présence de la Caf auprès de chacun tout au long de la vie, auprès de chaque parent, femme ou homme, en fonc­tion de sa situa­tion, en équité : conci­lia­tion vie fami­liale-vie profes­sion­nelle, accueil des enfants et des jeunes, lutte contre la pauvreté sont les domaines prio­ri­taires de l’intervention de l’organisme Caf au béné­fice des familles.

Dédiées initia­le­ment à la famille, les Caf se sont vues progres­si­ve­ment confier des missions pour le compte de l’Etat et des dépar­te­ments, qui repré­sentent une part impor­tante de leur activité.

L’action de la Caf repose sur le verse­ment de pres­ta­tions fami­liales et sociales et sur une action sociale fami­liale, qui permettent d’apporter une réponse globale, adap­tée à la situa­tion et aux besoins des allocataires.

Défi­nies par l’Etat, en fonc­tion des prio­ri­tés des poli­tiques fami­liale et sociale, les pres­ta­tions légales sont des aides finan­cières versées aux allo­ca­taires (AL, ARS, PPA…).

L’action sociale fami­liale est, quant à elle, déter­mi­née par le conseil d’administration, en fonc­tion du cadre conven­tion­nel retenu par la branche et permet de répondre aux besoins des familles. L’action sociale s’exerce par diffé­rents moyens : finan­ce­ments et conseils à des parte­naires qui déve­loppent des équi­pe­ments et des services pour les familles, aides finan­cières directes, accom­pa­gne­ment par les travailleurs sociaux.

Les quatre missions emblématiques de la Caf sont fondatrices de son cœur de métier :

  • aider les familles à conci­lier vie fami­liale, vie profes­sion­nelle et vie sociale ;
  • faci­li­ter la rela­tion paren­tale, favo­ri­ser le déve­lop­pe­ment de l’enfant et soute­nir les jeunes ;
  • créer les condi­tions favo­rables à l’autonomie, à l’insertion sociale et professionnelle ;
  • accom­pa­gner les familles pour amélio­rer leur cadre de vie et leurs condi­tions de logement.

Le département de l’Ardèche

Selon les données publiques de l’Insee de 2017, la popu­la­tion de l’Ardèche est de 325 712 habi­tants soit envi­ron 4 % de la popu­la­tion de la région alors que le dépar­te­ment occupe près de 8 % de la super­fi­cie de la région. La densité moyenne est de 58,9 habi­tants au km² contre 114 dans la région Auvergne/Rhône Alpes (Aura).

Sur 335 communes, 206 sont clas­sées en zone de montagne rendant les dépla­ce­ments diffi­ciles, 93 ont plus de 1 000 habi­tants mais seules 4 communes ont une popu­la­tion dépas­sant les 10 000 habi­tants.
71,2 % des habi­tants vivent dans des communes de moins de 3 500 habi­tants contre 32,5 % en France métro­po­li­taine, ce qui fait de l’Ardèche le 7ème dépar­te­ment le plus rural de France selon cet indi­ca­teur.
9ème dépar­te­ment dans le clas­se­ment en termes d’inégalités d’accessibilité des services au public, globa­le­ment, 32,6 % des Ardé­chois (soit 103 880 habi­tants) résident dans une commune éloi­gnée de plus de 7 minutes ou plus d’un panier de services quoti­diens alors que la moyenne natio­nale s’élève à 10 % de la popu­la­tion pour un terri­toire donné.
Si l’Ardèche est histo­ri­que­ment marquée par une forte tradi­tion indus­trielle et textile, le premier employeur du dépar­te­ment est désor­mais consti­tué par l’administration et les services publics (envi­ron 40 %).
En 2018, sur les 141 763 foyers fiscaux, 45 % sont soumis à l’impôt sur le revenu. Le déploie­ment de la prime d’activité a été parti­cu­liè­re­ment soutenu en Ardèche, repré­sen­tant 41 360 béné­fi­ciaires en 2020.
Le taux de chômage des 15-64 ans s’élève à 14,1 %.
Le taux de pauvreté qui s’établit à 14,4 % est 1,7 point au-dessus de celui de la région.
Le dépar­te­ment de l‘Ardèche dispose de 335 communes répar­ties dans 19 EPCI, dont deux ont la parti­cu­la­rité d’être communs avec la Drôme et le Gard.
Cette parti­cu­la­rité démul­ti­plie les parte­na­riats à mener et consti­tue un enjeu impor­tant notam­ment pour les Caf de la Drôme et de l’Ardèche, qui sont amenées à travailler de concert sur les terri­toires concernés.

Le profil de la Caf

La struc­ture du fichier des allo­ca­taires au regard de la compo­si­tion du foyer est assez proche de la moyenne natio­nale.
Les étudiants ne repré­sentent que 1% des allo­ca­taires (contre 5,8% au niveau natio­nal).
10% des allo­ca­taires ont la tota­lité de leurs ressources finan­cières compo­sée unique­ment de pres­ta­tions légales (13% au niveau natio­nal).
18 438 foyers allo­ca­taires vivent sous le seuil de bas reve­nus avec un niveau de vie infé­rieur à 1 105 €.
Dans ces foyers précaires vivent 18 126 enfants.
Au cours de l’année 2020, la Caf de l’Ardèche a réin­jecté dans l’économie locale 365 710 725 € (soit + 2,87 % par rapport à 2019).

Les chiffres/résultats de l’année 2020

325 712

Nombre d’habitants

335

Nombre de communes

Dont 4 communes à plus de 10.000 habitants

19

EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale)

3 commu­nau­tés d’agglomération et 16 commu­nau­tés de communes dont 2 communs avec la Drôme et 1 avec le Gard

60 006

Nombre d’allocataires

144 918

Population couverte

Dont 60 313 enfants

  • Pour­cen­tage de popu­la­tion couverte 44.5% 44.5%

Soit -0,42% par rapport à 2019

342 793 158 €

Prestations légales versées aux allocataires

Soit + 3,73% par rapport à 2019

127 820 960 €
  • Petite enfance, enfance, jeunesse et famille 37.29% 37.29%
150 462 222 €
  • Soli­da­rité, insertion 43.89% 43.89%
64 387 575 €
  • Loge­ment 18.78% 18.78%
122 402 €
  • Divers (frais manda­taires, autres allocations) 0.04% 0.04%

22 917 566 €

Prestations versées aux partenaires

Soit – 8,57% par rapport à 2019

13 244 623 €

62 établis­se­ments d’accueil du jeune enfant

1 107 646 €

26 Relais Assis­tants maternels

2 954 465 €

157 Accueil de loisirs sans héber­ge­ments (ALSH)

1 646 427 €

15 centres sociaux et 2 espaces de vie sociale

272 226 €

7 Lieux d’Accueil Enfants Parents et 2 services de média­tion familiale

178 114 €

3 Foyers de Jeunes Travailleurs